Relancé récemment, le transport universitaire affiche des débuts encourageants. Après près d’une semaine de fonctionnement, les premiers retours des étudiants sont positifs. Mais derrière cette satisfaction se pose déjà une question essentielle : le service pourra-t-il tenir dans la durée ?
Le transport universitaire reprend progressivement sa place dans le quotidien des étudiants. Invité ce lundi dans Actu Matin, émission animée par le Dr Thanguy AGOÏ, Ahmand Bayana, responsable étudiant, a livré les premières impressions recueillies sur le terrain. Au téléphone, le journaliste Firmin DANNON a notamment interrogé l’invité sur le fonctionnement des bus, leur accessibilité et les éventuels ajustements à prévoir.

Des premiers retours plutôt rassurants
Après quelques jours de fonctionnement, les étudiants semblent apprécier le dispositif. Selon Ahmand Bayana, les chauffeurs respectent les différents points de rotation et les difficultés ne seraient pas, pour l’instant, particulièrement importantes.
Cette première impression reste toutefois à prendre avec prudence. Une semaine ne suffit pas pour mesurer la solidité d’un service de transport appelé à fonctionner pendant toute une année universitaire. Les véritables difficultés peuvent apparaître avec le temps : pannes, retards, affluence, disponibilité des bus ou encore respect des horaires.
Le numérique simplifie l’accès au service
L’autre changement important concerne la digitalisation du paiement et du contrôle. L’étudiant peut acheter son ticket en ligne ou utiliser le code *611#. À l’embarquement, le contrôle peut se faire grâce au code QR ou au NPI.

Pour Ahmand Bayana, cette procédure reste accessible, même pour les étudiants peu habitués aux outils numériques. En cas de perte du ticket, le NPI permettrait notamment de retrouver la preuve du paiement dans le système.
Cette innovation peut donc faciliter le contrôle et réduire certaines manipulations. Elle impose cependant une nouvelle habitude : payer son ticket avant l’arrivée du bus. L’objectif est clair, éviter que les opérations de paiement ne ralentissent l’embarquement.
200 FCFA contre des déplacements beaucoup plus coûteux
Sur le plan financier, le responsable étudiant défend également l’intérêt du dispositif. Il cite notamment les étudiants venant de localités comme Houèdo ou Hêvié. Pour certains trajets, le transport classique peut atteindre plusieurs centaines de francs, voire davantage.
Le tarif de 200 FCFA apparaît alors comme un véritable soutien à la mobilité estudiantine. Pour les étudiants disposant de moyens limités, quelques centaines de francs économisés quotidiennement peuvent représenter une différence importante sur un mois.
Le vrai défi commence maintenant
Le lancement semble donc satisfaisant. Mais le véritable enjeu reste la continuité du service. Les expériences antérieures ont montré que les pannes mécaniques et les interruptions peuvent rapidement fragiliser un dispositif pourtant utile.

Les horaires annoncés prévoient plusieurs passages dans la journée, notamment autour de 6h30, 7h45, 9h, 10h, 13h, 16h et 19h, selon les lignes.
Pour les étudiants, le contrat est désormais simple : des bus disponibles, des horaires respectés et un service régulier. Après une semaine encourageante, c’est cette constance qui permettra de juger véritablement la réussite du transport universitaire.
Firmin DANNON









