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JOJ Dakar 2026 : Minavoa regrette l’absence de la boxe béninoise

À quelques jours des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar, le président du Comité national olympique et sportif béninois (CNOS-BEN), Julien Minavoa, revient sur les exigences de préparation des athlètes, l’éthique sportive et le retrait de la boxe de la délégation béninoise. Au micro de Théophile Aza, correspondant sport de RFI au Bénin, il exprime ses regrets face à l’absence d’une figure majeure de la boxe féminine nationale.

Le Bénin veut franchir un cap aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar 2026. Au-delà de la participation, le Comité national olympique et sportif béninois entend miser sur la préparation, la discipline et l’ambition. Pour Julien Minavoa, la responsabilité première de la performance incombe aux fédérations sportives. « Il faut que chacune d’elles joue son rôle, accomplisse sa mission », insiste-t-il. Le dirigeant rappelle que le CNOS-BEN n’a pas vocation à se substituer aux instances techniques chargées de préparer les athlètes. Un message qui souligne un enjeu majeur du sport béninois : transformer les talents en compétiteurs capables de rivaliser au plus haut niveau.

Les fédérations face à leurs responsabilités

Pour le président du CNOS-BEN, la préparation des athlètes ne peut reposer sur l’improvisation. Elle exige un encadrement technique adapté, des conditions de travail appropriées et une véritable collaboration entre les acteurs du mouvement sportif. « L’organe ou l’instance compétente pour le faire, c’est bien la fédération à travers ses techniciens », précise-t-il. Cette mise au point renvoie à une question essentielle : comment espérer des résultats significatifs sans préparation rigoureuse ? Les fédérations sont ainsi appelées à assumer pleinement leur mission, tandis que le Comité olympique entend jouer son rôle d’accompagnement et de coordination.

Fair-play et lutte contre le dopage

La performance ne constitue toutefois pas le seul objectif. Le CNOS-BEN a organisé un séminaire destiné aux athlètes sélectionnés, à leurs entraîneurs, aux représentants des fédérations et aux parents. L’initiative visait notamment à sensibiliser cet entourage aux comportements attendus pendant les Jeux. Julien Minavoa insiste sur le respect des règles, le fair-play et la lutte contre les pratiques dopantes. « Aux Jeux olympiques, nous ne voulons avoir que des athlètes vraiment propres », affirme-t-il. Dans une compétition internationale, la réussite ne se mesure donc pas uniquement aux médailles. Elle repose aussi sur l’intégrité des sportifs et le respect des valeurs olympiques.

Dakar, une vitrine pour toute l’Afrique

Pour le continent africain, les JOJ de Dakar représentent une étape symbolique importante : le Sénégal accueille cette compétition internationale de la jeunesse, tandis que ses retombées concernent l’ensemble de l’Afrique. Julien Minavoa rappelle néanmoins que le Bénin n’en est pas à sa première participation aux Jeux olympiques de la jeunesse. Le défi consiste désormais à dépasser la simple présence. « Nous ne voulons pas continuer à juste satisfaire à la présence à ces Jeux », souligne-t-il. Cette ambition pose la question du suivi des jeunes sportifs après la compétition : sans investissements durables, détection précoce et accompagnement technique, l’expérience olympique risque de rester sans lendemain.

La boxe féminine, une absence regrettée

L’absence de la boxe dans la délégation béninoise constitue l’un des points sensibles de l’entretien. Selon Julien Minavoa, la sélection des disciplines a évolué au fil du processus, notamment en fonction des circonstances rencontrées. Le judo ne figure pas non plus parmi les disciplines finalement retenues. Concernant la boxe, le président évoque l’état physiologique et sanitaire de la boxeuse initialement sélectionnée, qui ne permettait plus d’envisager sa participation sans risques importants. La décision a été prise en concertation avec la fédération concernée.

« C’est avec un grand regret parce que l’athlète en question était une des stars incontestées de la boxe féminine dans notre pays », confie-t-il. Derrière cette absence se dessine un dilemme classique du sport de haut niveau : préserver la santé d’une athlète ou maintenir sa participation à une compétition majeure. Pour le CNOS-BEN, la prudence a prévalu. Le Bénin devra désormais tirer les enseignements de cette situation afin de mieux anticiper les difficultés médicales et sportives lors des prochaines échéances.

À Dakar, l’enjeu béninois dépasse donc le nombre d’athlètes engagés. Il s’agit de consolider la préparation, de renforcer les responsabilités fédérales et de bâtir une politique sportive capable de transformer l’expérience internationale en progrès durable.

Firmin DANNON

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