Les Guépards du rugby béninois sont prêts à reprendre le chemin de la compétition continentale. Du 28 juin au 12 juillet 2026, ils participeront à la deuxième édition de la Coupe d’Afrique de Rugby UFOAR Zone B à Bamako, au Mali, avec l’ambition de franchir un nouveau cap.
Finaliste malheureux lors de la précédente édition disputée à Lomé, le Bénin ne cache pas ses intentions. Cette fois, l’objectif est de revenir avec le trophée.
À quelques jours du départ, le sélectionneur national Vincent Adelakoun affiche sa sérénité. Selon lui, l’équipe a suivi un programme de préparation rigoureux depuis plusieurs mois afin d’aborder la compétition dans les meilleures dispositions.
« Nous avons commencé le travail dès le mois d’avril avec les joueurs qui avaient participé à la précédente campagne. L’idée était de maintenir la dynamique du groupe tout en corrigeant les insuffisances observées lors de la dernière édition », explique-t-il.

Depuis le 2 avril, les internationaux béninois se retrouvent régulièrement pour des séances de travail intensives. Au programme : préparation physique, organisation tactique et renforcement de la cohésion du groupe.
Pour le staff technique, le défi ne se limite pas aux aspects sportifs. La préparation mentale occupe également une place importante.
« Nous voulons des joueurs capables de rester concentrés et solidaires pendant toute la durée d’un match. Le rugby est un sport de combat collectif où l’état d’esprit fait souvent la différence », souligne le sélectionneur.
Afin de peaufiner les derniers réglages, les Guépards entreront en mise au vert à Porto-Novo. Cette étape permettra au groupe de se retrouver dans un cadre favorable à la concentration avant le départ pour Bamako.
Derrière cette préparation se cache une ambition clairement assumée. Après avoir terminé à la deuxième place au Togo, les Béninois veulent désormais monter sur la plus haute marche du podium.

« Nous respectons tous nos adversaires, mais nous allons au Mali avec des ambitions. Nous voulons défendre les couleurs du Bénin avec fierté et montrer que notre rugby progresse année après année », affirme Vincent Adelakoun.
Ancien joueur du 111 Rugby Club de Porto-Novo, où il a évolué pendant plus d’une décennie, le technicien connaît parfaitement les réalités du rugby béninois. International de 2009 à 2017, il a ensuite choisi de transmettre son expérience en devenant entraîneur avant d’être appelé à la tête de la sélection nationale.
Aujourd’hui, il entend bâtir une équipe fondée sur des valeurs fortes : discipline, solidarité, engagement et esprit de sacrifice.
À Bamako, les Guépards auront l’occasion de démontrer que leur parcours de Lomé n’était pas un hasard. Face aux meilleures nations de la zone, ils tenteront de confirmer leur progression et de porter haut les couleurs nationales.
Le rendez-vous est pris. Dans quelques jours, le Bénin entrera en scène avec une certitude : les Guépards ne feront pas le voyage pour participer, mais pour rivaliser et rêver du sacre continental.
Firmin DANNON








