La Coupe du monde 2026 offre ce jeudi 9 juillet un quart de finale très attendu entre la France et le Maroc. Coup d’envoi prévu à 21h (heure du Bénin). Favoris sur le papier, les Bleus devront pourtant se méfier d’une sélection marocaine qui a déjà prouvé qu’elle pouvait bousculer les grandes nations.
Un duel qui rappelle forcément le précédent mondial au Qatar. En 2022, les deux équipes s’étaient retrouvées en demi-finale, avec une victoire française (2-0). Quelques années plus tard, les Lions de l’Atlas retrouvent les Bleus avec l’ambition d’écrire une nouvelle page de leur histoire.
Pour le chroniqueur sportif Kévin Da Silva, cette affiche dépasse le simple cadre d’un quart de finale. « C’est un rendez-vous avec l’histoire. Depuis la Coupe du monde 2022, il n’y a que le Maroc qui a déjà rencontré la France, et la France avait pris le dessus 2 buts à 0. Donc, ce soir, c’est une rencontre très suivie », analyse-t-il.
La force offensive française, première menace

Pour Kévin Da Silva, la principale différence entre les deux équipes pourrait se situer au niveau du talent individuel. Selon lui, la France dispose aujourd’hui de l’effectif le plus complet de la compétition.« La qualité individuelle doit primer. Ce n’est plus un secret, tout le monde le sait aujourd’hui : la France possède l’effectif le plus complet pour le compte de cette compétition », explique le chroniqueur.L’armada offensive française représente une véritable source d’inquiétude pour les Marocains. Entre Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, le Ballon d’Or, Michael Olise ou encore Bradley Barcola, les solutions offensives ne manquent pas. « Offensivement, il n’y a pas de comparaison avec un Kylian Mbappé, un Ousmane Dembélé, le Ballon d’Or, Michael Olise également ou encore Bradley Barcola. Tous ces joueurs peuvent faire la différence à tout moment », souligne-t-il.La profondeur de banc des Bleus constitue également un avantage important dans un match de très haut niveau où les détails peuvent faire basculer la rencontre.
Le Maroc devra rester fidèle à son identité
Face à cette puissance offensive française, le Maroc devra surtout s’appuyer sur ce qui fait sa force depuis plusieurs années : une organisation défensive solide et une grande discipline tactique. Selon Kévin , les Lions de l’Atlas doivent continuer à croire en leurs principes. « Le Maroc doit rester fidèle un peu plus à son identité de jeu », estime-t-il. Le parcours marocain dans cette Coupe du monde confirme cette solidité.

Après avoir éliminé les Pays-Bas aux tirs au but, les Lions de l’Atlas ont ensuite dominé le Canada 3-0, preuve de leur efficacité. « Leur force repose un peu plus sur la défense. La discipline au sein de la défense doit être de mise », insiste le chroniqueur sportif. Mais le Maroc possède aussi des arguments offensifs. Le milieu de terrain Azzedine Ounahi, capable d’apporter de la créativité, reste une arme importante. À cela s’ajoutent les montées rapides d’Achraf Hakimi, véritable moteur dans le couloir droit.« Un milieu technique comme Ounahi, qui a marqué des buts par le passé, n’est pas à oublier. En même temps, des transitions rapides menées par celui que vous connaissez tous, Achraf Hakimi, seront quand même intéressantes », ajoute Kévin Da Silva.
Mbappé face à Hakimi, le duel dans le duel

L’une des attractions majeures de ce quart de finale sera sans doute l’opposition entre Kylian Mbappé et Achraf Hakimi. Deux joueurs qui se connaissent parfaitement après avoir partagé le vestiaire du Paris Saint-Germain.« Ce sont deux amis. Ce sont deux amis qui se connaissent très bien, coéquipiers entre-temps au niveau du Paris Saint-Germain », rappelle Kévin Da Silva.Mais une fois le coup d’envoi donné, chacun devra mettre les sentiments de côté. Hakimi aura pour mission de limiter les accélérations de Mbappé, tandis que l’attaquant français cherchera à exploiter le moindre espace laissé par la défense marocaine.« Hakimi devra contenir les accélérations de Mbappé, tandis que Mbappé cherchera à exploiter les espaces pour essayer de monter en puissance », analyse-t-il.
La France favorite, mais le Maroc peut créer la surprise
Sur le papier, la France possède un avantage grâce à la richesse de son effectif et à son potentiel offensif. Mais le Maroc a déjà démontré sa capacité à rivaliser avec les meilleures équipes.« Sur le plan collectif, le Maroc est aujourd’hui capable de rivaliser avec n’importe quelle sélection. Mais sur le plan individuel, la France conserve un avantage qui est net », reconnaît le chroniqueur.Il rappelle également la philosophie de Didier Deschamps, un entraîneur davantage tourné vers l’efficacité que vers la domination dans la possession.« Didier Deschamps n’est pas dans le jeu de possession ; c’est un entraîneur qui mise un peu plus sur l’efficacité », explique-t-il.Pour espérer décrocher une qualification historique, le Maroc devra donc réaliser une prestation presque parfaite : être solide derrière, profiter de ses occasions et éviter les erreurs.« Le Maroc devra réaliser un match presque parfait : solide défensivement, efficace sur les occasions rares, et éviter des erreurs pour essayer quand même de se relancer », conclut Kévin Da Silva.

Entre une France armée pour aller au bout et un Maroc déterminé à poursuivre son rêve mondial, ce quart de finale promet une nouvelle grande soirée de football.
Firmin DANNON









