Le Bénin vient de franchir un cap majeur sur la scène sportive internationale. Le pays prend la tête de la toute nouvelle Alliance Francophone de Handball (AFH), une organisation créée pour fédérer les fédérations des pays francophones et accélérer le développement de la discipline à travers un vaste réseau de coopération.
L’Alliance a officiellement vu le jour le 7 juillet 2026 sous l’impulsion de cinq nations fondatrices : le Bénin, la France, le Maroc, la Mauritanie et la République démocratique du Congo. Dès sa création, les membres ont confié sa présidence à Sidikou Karimou, président de la Fédération béninoise de handball.
Cette élection illustre la crédibilité acquise par le dirigeant béninois sur la scène internationale. Elle récompense également les efforts engagés depuis plusieurs années pour promouvoir le handball comme un véritable levier de développement, de formation et de coopération au sein de l’espace francophone.
L’idée de créer cette alliance est née de la volonté de renforcer les liens entre les fédérations partageant la langue française. Porté par Sidikou Karimou et soutenu par Ali Kanaté, président de la Confédération Internationale des Unions Sportives Francophones (CIUSF), le projet entend donner une nouvelle dimension à la collaboration entre les acteurs du handball.
Cette dynamique s’inscrit dans la continuité des initiatives récemment engagées par la CIUSF. Le 29 juin dernier, l’organisation a signé un partenariat avec le Centre Régional d’Éducation Physique et Sportive (CREPS) de Dijon afin de développer le programme Sport-Études. Ce dispositif ambitionne de mieux accompagner les jeunes sportifs francophones en conciliant réussite scolaire et performance sportive.
Basée à Espalion, en France, l’Alliance Francophone de Handball ne compte pas se limiter à ses cinq membres fondateurs. Elle ambitionne de rassembler progressivement les fédérations issues des plus de 90 États et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Au-delà de la promotion du handball, l’organisation veut favoriser la formation des joueurs, entraîneurs, arbitres et dirigeants, développer les échanges d’expertise, soutenir la mobilité des jeunes talents et encourager l’organisation de compétitions ainsi que de projets communs.
Pour le Bénin, cette présidence dépasse largement le symbole. Elle confirme la place grandissante du pays dans la gouvernance sportive internationale et ouvre de nouvelles perspectives pour le développement du handball national.
À travers cette responsabilité, le Bénin ne se contente plus de participer aux grandes décisions : il contribuera désormais à orienter l’avenir du handball francophone.
Firmin DANNON









