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Radars au Bénin : les motos passent aussi à la caisse

Les motocyclistes ne peuvent plus compter sur leur deux-roues pour échapper aux contrôles de vitesse. La Police républicaine utilise désormais ses radars mobiles pour relever les excès de vitesse commis à moto. À la clé : une amende forfaitaire de 5 000 FCFA pour les contrevenants.

Le message de la Police républicaine est désormais clair : les radars ne font pas de différence entre une voiture et une moto. Les conducteurs de deux-roues peuvent eux aussi être contrôlés et verbalisés en cas d’excès de vitesse. Une évolution qui met fin à une vieille perception chez certains usagers, qui pensaient pouvoir passer entre les mailles du filet en raison de la configuration particulière des motos.

La moto n’échappe plus au radar

L’absence de plaque à l’avant ne constitue donc plus un moyen d’échapper au contrôle. Les dispositifs mobiles utilisés par les forces de sécurité permettent d’identifier les infractions commises par les motocyclistes. Autrement dit, le nombre de roues ne change rien à l’application des règles.

Pour les usagers, le changement est important. Il rappelle surtout que la route n’est pas un espace où chacun fixe ses propres limites. Les motos représentent une part importante de la circulation au Bénin et leur forte présence rend le respect des règles de vitesse particulièrement important.

60 km/h : la limite à ne pas dépasser

Au Bénin, la vitesse maximale autorisée pour les motocyclettes est fixée à 60 km/h. Tout conducteur qui dépasse cette limite s’expose à une amende forfaitaire de 5 000 FCFA.

Au-delà du montant de l’amende, c’est surtout le comportement des conducteurs qui est visé. Quelques kilomètres par heure supplémentaires peuvent sembler insignifiants sur un compteur. Pourtant, à moto, les conséquences d’une perte de contrôle ou d’une collision peuvent être beaucoup plus lourdes. Le deux-roues offre moins de protection que l’habitacle d’une voiture.

Derrière l’amende, un enjeu de sécurité

L’objectif des contrôles ne se limite donc pas à sanctionner les contrevenants. La surveillance de la vitesse s’inscrit aussi dans une logique de prévention des accidents. Ralentir permet de réduire les risques et surtout d’augmenter les possibilités de réaction face à un obstacle, un piéton ou un autre usager.

Cette dimension est essentielle dans un pays où la moto occupe une place centrale dans les déplacements quotidiens. Pour beaucoup de Béninois, elle est à la fois un moyen de transport, un outil de travail et une source de revenus. Chaque accident grave peut ainsi avoir des conséquences bien au-delà de la personne blessée : une famille peut perdre un soutien, une activité peut être interrompue et des dépenses importantes peuvent s’accumuler.

Le réflexe à adopter : lever le pied

Face à cette surveillance renforcée, la réponse est finalement simple : respecter la limitation, surveiller son compteur, porter correctement son casque et rester attentif à son environnement.

Les motocyclistes doivent surtout abandonner l’idée selon laquelle une moto serait moins exposée aux contrôles qu’une voiture. Désormais, les radars mobiles peuvent aussi les prendre dans leur viseur.

Le message de la Police républicaine tient donc en quelques mots : sur la route, chacun est responsable de sa sécurité et de celle des autres. Les 5 000 FCFA d’amende peuvent sanctionner un excès de vitesse. Mais le véritable enjeu se trouve ailleurs : éviter qu’une poignée de secondes gagnées sur la route ne se transforme en accident, en blessure ou en drame familial.

Firmin DANNON

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