C’est ce vendredi 23 octobre 2026 qu’ont pris fin à l’Hôtel Azalaï de Cotonou les travaux de l’atelier immersif régional du projet Bio-pact, axé sur le « Partenariat sud-sud sur les bio-intrants ». Après cinq jours d’échanges fructueux et de visites de terrain, la cérémonie de clôture a permis de dresser un bilan consensuel et de sceller l’engagement des huit délégations africaines présentes pour porter haut la dynamique des bio-intrants sur le continent.
Portée par la voix de Toussaint Sampo, la motion lue au nom de l’ensemble des participants constitués des chercheurs, des décideurs, des représentants d’organisations paysannes, secteur privé et partenaires techniques et financiers a mis en exergue l’importance stratégique de cette rencontre pour structurer une communauté de pratiques régionale. Les participants ont dressé un état des lieux lucides des freins persistants. L’absence de textes spécifiques et de mesures incitatives favorables, ainsi que le manque d’harmonisation dans l’homologation et la formulation des bio-intrants. Des limites sur les plans humain, financier et infrastructurel pour réaliser des tests rigoureux dans tous les pays, couplées à un déficit de coordination interministérielle.
Le besoin pressant de renforcer la sensibilisation des producteurs formés aux filières conventionnelles. Face à ces défis, les congressistes ont formulé des recommandations concrètes : adapter les équipements de contrôle aux réalités locales, explorer des mécanismes de financement innovants adossés au projet Procad et renforcer durablement le partenariat entre promoteurs de bio-intrants et organisations de producteurs.

Claudia Savarese, Représentante résidente du Fonds international de développement agricole (FIDA) au Bénin, a exprimé sa profonde satisfaction quant à la richesse des échanges et la qualité des contributions de ces cinq jours de réflexion. « Cotonou, ce n’est pas un aboutissement, c’est un point de départ », a-t-elle déclaré avec enthousiasme, saluant l’engagement des délégations du Burkina Faso, du Kenya, du Libéria, du Malawi, du Mozambique, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Bénin.
Procédant à la clôture officielle des travaux au nom du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, le Directeur général de l’Institut national des recherches agricoles, Dr Comlan Hervé Sossou, a salué l’implication de tous les partenaires techniques et financiers. Il a réaffirmé la détermination du Bénin à poursuivre cette dynamique collective. « C’est sur cette ferme conviction que je déclare clos l’atelier immersif BIO-PACT de Cotonou. Vive la coopération régionale, vive le partenariat Sud-Sud, et vive une agriculture africaine durable et résiliente ! ».

Les participants repartent ainsi vers leurs pays respectifs munis d’une vision clarifiée, prêts à donner vie aux recommandations de la Communauté de Pratiques Bio-pact pour propulser la transition écologique des sols africains.
Donatien Fernando SOWANOU








