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Infrastructures routières : Pourquoi la reconstruction du pont de Djonou a pris du retard

Après les fortes perturbations causées par les pluies diluviennes du 30 juin, la circulation a enfin repris normalement sur la Route nationale inter-États 2, entre Calavi et Cotonou. Si l’intervention de l’Agence béninoise de protection civile a permis de libérer les voies, cet épisode a relancé les débats sur la reconstruction du pont de Djonou, attendue depuis deux ans. Face aux interrogations, le porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a brisé le silence pour expliquer ce retard.

À l’origine, l’exécutif béninois avait planifié de reconstruire l’ouvrage sur le budget national. Cependant, ce schéma initial a été abandonné au profit d’une ambition beaucoup plus vaste. Le projet a finalement été intégré dans un programme de mobilité urbaine financé par la Banque mondiale, englobant également l’ancien pont de Cotonou.
« Entre-temps, nous avons vu les choses plus grand, plus moderne et plus futuriste », a justifié le ministre porte-parole.

Ce changement de cap a imposé une reprise complète des études techniques. L’objectif du gouvernement dépasse désormais la simple réparation de la chaussée : il s’agit de calibrer l’ouvrage pour permettre le développement du transport fluvial entre Porto-Novo, Cotonou et Calavi. Pour libérer ce couloir de navigation sur le plan d’eau, le pont doit répondre à de nouvelles dimensions stratégiques.

Tout en reconnaissant que ces arbitrages techniques ont « malheureusement produit les inconforts » subis par les usagers ces derniers jours, le gouvernement réaffirme sa volonté de bâtir une infrastructure durable et adaptée aux défis de la mobilité moderne.

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