Face à l’exaspération croissante des usagers de la route et aux files d’attente interminables observées devant les stations-service particulièrement dans le septentrion où le marché noir a vu le litre d’essence s’envoler le gouvernement béninois a décidé de reprendre fermement la main. Sur instructions directes de la ministre de l’Industrie et du commerce intérieur, Shadiya Alimatou Assouman, le Directeur de cabinet du ministère, Laurent Akpo, a présidé une réunion de crise d’urgence ce mercredi 14 octobre 2026.
La consigne gouvernementale est claire et sans équivoque : les compagnies pétrolières ont exactement 48 heures pour déployer l’intégralité de leurs capacités logistiques et réapprovisionner les cuves des stations au rythme de la demande réelle. D’ici deux jours, le gouvernement exige un retour absolu à la normale et la résorption totale des tensions sur toute l’étendue du territoire national. Pour soutenir cette cadence exceptionnelle et lever les goulets d’étranglement, l’État s’est engagé, en contrepartie, à simplifier et à accélérer les formalités administratives. L’objectif est de fluidifier les rotations de camions-citernes entre les dépôts centraux et les réseaux de distribution.
Au-delà des contraintes logistiques, la rencontre s’est attaquée aux dérives constatées sur le terrain. Le Directeur de cabinet a fermement condamné les pratiques frauduleuses nocturnes au sein de certaines stations-service, où des pompistes alimentent de nuit des centaines de « bidons jaunes » destinés à la contrebande et au marché noir, créant ainsi des pénuries artificielles pour les usagers réguliers.
Pour mettre fin à ces défaillances morales et opérationnelles, le gouvernement annonce le déploiement d’un dispositif de contrôle et de surveillance renforcé. Laurent Akpo a prévenu que la tolérance sera zéro : tout opérateur ou pompiste complice pris en flagrant délit de détournement d’hydrocarbures subira la rigueur des sanctions prévues par la loi.
Avec cet ultimatum ferme, l’exécutif remet le secteur pétrolier face à ses responsabilités contractuelles, rassurant les populations sur la disponibilité effective des stocks et l’imminence d’une normalisation de la situation.
Donatien Fernando SOWANOU









