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Djougou : Idrissou Yaya explique certaines réformes et interpelle ses administrés

Rentrée scolaire, cantines, marché, pluies et fiscalité locale : le maire de Djougou, Idrissou Yaya, était face aux préoccupations de ses administrés. Invité par le journaliste Dr Thanguy Agoï dans l’émission Actu Matin, l’édile a répondu aux critiques, défendu les choix de la mairie et appelé les populations à davantage contribuer au développement de la commune.

Bellefoungou, « une polémique organisée » ?

À Bélléfoungou, des critiques sur l’état des infrastructures scolaires ont circulé à l’occasion de la rentrée. Le maire conteste fermement l’idée d’une école confrontée à un manque de salles de classe.

« Le cas de Bélléfoungou que vous avez évoqué, c’est un cas purement de fabrication des réseaux sociaux », affirme Idrissou Yaya. Selon lui, sept salles anciennes ont été décoiffées dans le cadre d’un projet de réfection demandé par le ministère de l’Enseignement.

Le retard serait lié à un recours introduit auprès de l’ARMP par un soumissionnaire non retenu. Pour le maire, les élèves disposent néanmoins de salles pour suivre les cours. « En réalité, il n’y a pas de problème », insiste-t-il.

Cette mise au point ne signifie toutefois pas que tout est réglé dans les écoles de Djougou. L’élu reconnaît lui-même des difficultés liées aux tables-bancs et au nombre d’enseignants. La rentrée peut donc démarrer, mais certains besoins structurels demeurent.

Cantines : pourquoi les 100 francs font polémique

La contribution de 100 francs demandée aux parents pour les cantines scolaires a également été évoquée. Idrissou Yaya assure que cette participation n’est pas nouvelle.

« Ce n’est pas une nouveauté en réalité », soutient-il, rappelant son expérience dans la gestion des cantines scolaires. Mais la mairie veut surtout éviter que cette contribution ne prive un enfant de repas.

L’année précédente, explique-t-il, « la commune a pris ça en charge » pour les élèves dont les familles ne pouvaient pas payer. Une enveloppe devrait également permettre de prendre en compte les personnes considérées comme indigentes.

Djougou veut son grand marché régional

Le commerce constitue un autre dossier sensible. Les femmes demandent notamment une réduction des redevances dans les nouveaux espaces marchands. Mais pour le maire, la difficulté dépasse le montant des taxes.

« C’est le vrai problème qu’on a : le problème d’un vrai marché régional où tout le monde aura sa place », déclare-t-il.

L’ambition est de créer un espace capable d’accueillir producteurs, grossistes et commerçants venus des différentes localités. Un tel marché pourrait aussi redonner de l’attractivité à la galerie marchande, dont certaines activités peinent encore à démarrer.

Pluies : une solution recherchée

Les fortes pluies compliquent par ailleurs la situation des commerçants installés provisoirement sur certains sites. « Les aléas climatiques, souvent, on ne les contrôle pas », reconnaît le maire.

La mairie compte notamment travailler avec les entreprises chinoises engagées dans les travaux d’asphaltage pour faciliter l’évacuation des eaux de ruissellement.

« Chacun doit amener sa pierre à l’édifice »

En conclusion, Idrissou Yaya a adressé un message direct aux habitants : la commune ne peut agir efficacement sans ressources.

« Chacun de nous doit amener sa part de contribution, sa pierre à l’édifice », lance-t-il, appelant les contribuables à payer taxes, impôts et différents droits communaux.

Pour l’élu, cette mobilisation conditionne la capacité de la mairie à financer les services et répondre aux besoins de la population. À Djougou, le débat ne porte donc plus seulement sur ce que la mairie doit faire pour ses citoyens, mais aussi sur ce que chaque citoyen doit apporter à sa commune.

Les propos du maire interviennent alors que Djougou connaît une nouvelle dynamique municipale et que les questions d’éducation, d’infrastructures et de services de proximité restent au cœur des attentes locales.

Firmin DANNON

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